
Le groupement Baswagha-Madiwe est secoué par une vague persistante de criminalité nocturne.
Les agglomérations de Cantine et Mabalako, dans la localité de Baswagha-Lubena, enregistrent presque chaque nuit des cas de vols, parfois spectaculaires, qui affectent directement les opérateurs économiques.
Cette situation, qui dure depuis plus de trois mois, entraîne une perte progressive des capitaux locaux et décourage plusieurs investisseurs, pourtant essentiels au développement économique de cette partie du territoire de Beni.
Des cas récents particulièrement gravesLe cas le plus marquant a été enregistré dans la nuit du dimanche au lundi 15 décembre 2025, à Cantine. Une commerçante, Mme Cécile Muname, active dans l’achat du cacao, a été victime d’une attaque à mains armées dans sa chambre à l’hôtel MH.
Les assaillants ont emporté une somme estimée à 23.000.000 FC et 1.000 dollars américains.La même nuit, la maison commerciale Haujin, située au rond-point Aradjabu, a été vandalisée. Les malfrats ont forcé les portes avant d’emporter une moto neuve de marque Haojin, petit format.
Une insécurité persistante malgré les patrouilles
Malgré les alertes répétées et les documentations transmises par les forces vives de la société civile locale, aucun répit n’est observé. Cette recrudescence survient pourtant alors qu’une patrouille nocturne des forces de l’ordre est annoncée opérationnelle 7 jours sur 7 à Cantine.
Une contradiction qui suscite de vives interrogations au sein de la population :
👉 complicité entre certains opérateurs économiques et les services de sécurité ?
👉 ou simple incompétence des dispositifs sécuritaires locaux ?
La société civile exige des enquêtes sérieuses
Face à cette situation, les forces vives de la société civile du groupement Baswagha-Madiwe, par la voix de leur président Justin Paluku Kavalami, appellent à l’ouverture d’enquêtes sérieuses et impartiales, impliquant à la fois les opérateurs économiques et les services de sécurité.
Elles recommandent également à la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) de réfléchir à la mise en place d’une société de gardiennage privé pour sécuriser les maisons de commerce.
Par ailleurs, la population est exhortée à renforcer la culture de dénonciation, à faire preuve de vigilance, afin de barrer la route à ce que la société civile qualifie d’« ennemis du développement local ».
Rappel des principaux cas enregistrésNuit du 13 au 14 décembre : boutique de M. Kakule Musavuli Kopinage vandaliséeNuit du 12 au 13 décembre : 120 kg de cacao emportés au dépôt de M. Mumbere Geha Jack, dépôt de M. Grâce vandaliséNuit du 09 au 10 décembre : dépôt cacao et domicile de M. Kakule Kakongya vandalisésNuit du 08 au 09 décembre : dépôt cacao de M. Kakule Kahu Shadrack vandaliséNuit du 07 au 08 décembre : dépôts de M. Mumbere et de Mme Grâce vandalisés
Une liste non exhaustive, selon la société civile, qui affirme que les cas sont bien plus nombreux sur une période de trois mois, sans qu’aucune mesure efficace ne rassure jusqu’ici la population.
