
Placée sous le thème « La patience, clé de la réussite », cette activité a rassemblé de nombreux jeunes venus écouter un message à la fois motivant, éducatif et profondément ancré dans les réalités sociales et économiques du pays.
Dans son exposé, l’orateur a insisté sur l’amour sincère du travail et sur la nécessité de cultiver la patience dans la vie professionnelle. Il a mis en garde contre la précipitation qui caractérise aujourd’hui une frange de la jeunesse, rappelant que la réussite ne se construit pas du jour au lendemain.
Selon lui, beaucoup de jeunes commencent à travailler aujourd’hui et aspirent à devenir immédiatement des « boss », sans prendre conscience du temps, des sacrifices, des efforts et parfois des échecs traversés par ceux qu’ils admirent aujourd’hui. Pour mieux faire comprendre cette réalité, il s’est appuyé sur l’ouvrage: La chèvre de ma mère de Ricargo Kaniama, dans lequel l’auteur décrit différentes catégories de pauvreté.
Il a évoqué le pauvre chronique, celui qui dépense tout ce qu’il gagne et vit constamment dans l’endettement ou la mendicité excessive. Il a ensuite parlé du pauvre équilibré, dont les revenus sont strictement égaux aux dépenses, sans possibilité d’épargne. Le pauvre moyen a également été cité, celui qui épargne mais sans vision d’investissement, préférant consacrer ses économies à des biens non productifs. Enfin, il a défini le riche non pas comme celui qui possède beaucoup, mais comme celui qui est capable d’épargner, même une somme modeste, dans une logique d’investissement.
À cette occasion, Esdras Mbugha, vice président de la jeunesse du quartier KYAGHALA en commune de bulengera Butembo, a souligné que beaucoup de jeunes se retrouvent malheureusement dans la première catégorie, surtout les jeunes filles, les appelant à bannir la consommation excessive et à privilégier l’épargne orientée vers l’investissement. Il a rappelé qu’investir signifie placer ses ressources dans une activité dans le but de générer un bénéfice durable.
La rencontre a également été marquée par un long échange sur les principes de base pour bien gérer une activité ou une entreprise, comprise comme toute organisation ou activité génératrice de revenus. L’orateur a insisté sur l’importance d’éviter les dépenses inutiles et non planifiées, de bien gérer son temps en équilibrant travail, repos et loisirs, et d’accepter de commencer petit, car la réussite est toujours un processus progressif.
Il a exhorté les jeunes à réfléchir sérieusement avant toute association ou investissement, les mettant en garde contre les affaires à gains rapides et les promesses trompeuses qui ont causé de nombreuses pertes financières. Oser entreprendre reste essentiel, a-t-il affirmé, mais sans ignorer les risques.
Il a également invité les jeunes à éviter la concurrence inutile dans l’habillement, à ne jamais confondre le capital avec le bénéfice et à apprendre très tôt aux enfants la valeur du travail et de l’argent.
Un accent particulier a été mis sur l’éthique, présentée comme le fondement de toute réussite durable. S’inspirant des travaux de David Hangi Gavial, enseignant-chercheur, Esdras Mbugha a rappelé que l’éthique renvoie à l’ensemble des valeurs morales qui permettent à une entreprise de produire des biens et services de manière juste, rationnelle et équitable.
Il a développé plusieurs valeurs essentielles, notamment la crainte de Dieu pour les croyants, le courage dans le travail, la transparence, le professionnalisme, la crédibilité, la responsabilité, l’intégrité, l’amour du métier, la maîtrise de ce que l’on fait et la clarté des motivations. Créer une entreprise, a-t-il insisté, n’est pas un jeu d’enfant mais un engagement sérieux qui exige vision et discipline. Citant une sagesse populaire, il a rappelé que « celui qui échoue à planifier, planifie son échec » ( KAHANGAVALE WA MUVEGHERWA CASTOR AMUSANT), invitant chaque jeune à se projeter dans l’avenir et à se poser la question essentielle : Qui serai-je demain ?
En conclusion, les jeunes ont été appelés à comprendre que la jeunesse passe, mais que tout ne doit pas passer avec elle. Les mauvais comportements tels que la drogue, l’ivresse, les violences sexuelles et autres antivaleurs doivent disparaître, tandis que les forces de la jeunesse, notamment l’énergie, le courage et l’intelligence, doivent être conservées et valorisées, car c’est dans la jeunesse que se préparent les réussites de demain.
Un message particulier a été adressé aux jeunes filles, encouragées à travailler pour devenir financièrement autonomes, même pendant les études. Selon l’orateur, il est possible d’avancer simultanément à l’école et dans les affaires, en posant chaque jour un pas vers l’avenir.
La rencontre s’est achevée sur une phrase forte, reprise par l’ensemble des participants :
« L’homme patient mange le fruit mûr. La patience est la clé de la réussite. »
L’invité du jour n’a pas manqué à expliquer que les jeunes de la commune bulengera doivent s’inspirer de l’idéologie de MATHE KAHANGAVALE TRÉSOR MAKATRÉ, président honoraire des jeunes du quartier Kyaghala, Butembo, qui a laissé le flambeau au président Noé et lui, Esdras Mbugha Kasereka. Une œuvre grandiose doit continuer et cette œuvre est le fruit des idées portées par MATHE KAHANGAVALE TRÉSOR MAKATRÉ, PALUKU NDENGE SERGE et leur staff à la tête de la jeunesse de KYAGHALA, a chuté, ESDRAS KASEREKA MBUGHA, appelant les jeunes du quartier RUGHENDA à se joindre à cette idéologie pour quitter le système archaïque des associations des jeunes pour les deuils et les mariages.
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