
Kinshasa, 13 août 2026 — La République démocratique du Congo veut accélérer sa marche vers la souveraineté alimentaire et renforcer sa position sur les grandes filières agricoles. C’est l’un des principaux messages portés par le ministre d’État, ministre de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi Butondo, lors de l’atelier de redevabilité des projets et programmes du secteur agricole à Bibwa.

Après l’ouverture officielle des travaux lundi par le secrétaire général du ministère, le ministre d’État a personnellement pris part aux échanges mercredi 12 août, à son retour d’une mission effectuée au Kasaï. Sa présence a donné une portée particulière à cette rencontre consacrée à l’évaluation des projets agricoles, à leur impact et à l’efficacité des investissements réalisés.« L’impact doit être à la hauteur des fonds alloués »Au cours de son intervention, Muhindo Nzangi a insisté sur la nécessité de recadrer les projets et programmes agricoles afin que les ressources mobilisées produisent des résultats concrets sur le terrain.« L’impact doit être à la hauteur des fonds alloués », a-t-il martelé, appelant à une évaluation rigoureuse des interventions menées dans le secteur.

Le ministre d’État a expliqué avoir reçu pour mission d’effectuer un travail de fond sur l’ensemble des projets agricoles, notamment pour mesurer leur impact réel au niveau national et identifier les mécanismes permettant d’améliorer leur efficacité. Maïs, riz, haricots et manioc : priorité à l’autosuffisance

Au-delà de la redevabilité des projets, Muhindo Nzangi a présenté les grandes orientations opérationnelles du secteur. La première priorité, selon lui, consiste à reconquérir la souveraineté alimentaire de la RDC à travers l’augmentation de la production des cultures vivrières de grande consommation.« Notre souveraineté alimentaire va commencer d’abord par nous autosuffire dans le cadre des produits vivriers de consommation de masse, notamment le maïs, le riz, les haricots et le manioc », a-t-il déclaré à Bibwa.

Cette orientation place donc l’augmentation de la production locale au centre de la stratégie agricole, avec l’ambition de réduire la dépendance du pays aux importations alimentaires.

Cacao, café et sésame : reconquérir les premières places africaines
Pour les cultures pérennes et les produits destinés notamment aux marchés d’exportation, le ministre d’État affiche également des ambitions élevées.Il a annoncé la volonté de voir la RDC reprendre sa première place africaine dans la production de cacao, avec un objectif de sept millions d’hectares à planter à terme.

Le café et le sésame figurent également parmi les filières stratégiques pour lesquelles le pays entend retrouver une position de premier plan sur le continent africain.

Cette vision traduit une volonté de faire de l’agriculture non seulement un levier de souveraineté alimentaire, mais aussi un moteur de croissance économique et d’exportation.

À Bibwa, le message de Muhindo Nzangi est ainsi apparu clairement : les investissements agricoles doivent désormais être accompagnés de résultats mesurables, tandis que les grandes filières vivrières et pérennes doivent contribuer davantage à la transformation de l’économie congolaise.
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