
L’insécurité continue de faire des victimes dans l’Est de la République démocratique du Congo. Dans la nuit du mardi au mercredi 6 mai 2026, des assaillants présentés comme des combattants des Forces démocratiques alliées ont attaqué les brousses de Katerrain, près de Beu-Manyama, dans la localité de Babila Bakeuku, une entité située à cheval entre les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.Selon des sources locales, le bilan humain reste particulièrement lourd. Dix-neuf corps sans vie ont été transférés à l’Hôpital Général de Référence d’Oicha au cours de l’après-midi de mercredi, tandis que trois autres dépouilles avaient déjà été découvertes auparavant. Des opérations de fouille se poursuivent encore dans cette zone forestière, laissant craindre un bilan plus élevé.Ce nouveau massacre ravive une fois de plus la douleur des populations de l’Est du pays, confrontées depuis plusieurs années aux attaques répétées des groupes armés actifs dans la région.
Profondément touché par cette tragédie, Mbusa Kayithula Jean de Dieu a dénoncé un « énième carnage » perpétré contre des civils innocents. Dans sa réaction, il estime que ces violences incessantes continuent de semer la terreur et de « faire saigner les cœurs des Congolais ».
Face à cette situation dramatique, l’acteur politique appelle les autorités nationales à placer la question sécuritaire au centre de toutes les priorités. Pour lui, le retour de la paix dans les provinces meurtries du Nord-Kivu et de l’Ituri ne peut plus attendre.« La paix doit devenir la priorité des priorités », insiste-t-il, plaidant pour des mesures urgentes, concrètes et efficaces afin de protéger les populations civiles et mettre fin aux massacres.
Dans plusieurs villages de la région, les habitants vivent désormais dans une peur permanente, multipliant les déplacements et abandonnant parfois leurs activités champêtres à cause de la menace sécuritaire grandissante.
Alors que les recherches se poursuivent autour de Beu-Manyama et Babila Bakeuku, cette nouvelle tuerie relance le débat sur l’efficacité des opérations militaires en cours dans l’Est de la RDC et sur l’urgence d’une réponse durable face aux groupes armés.
