
Une agriculture forte pour protéger les forêts
Patron de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire en RDC, Son Excellence Muhindo Nzangi Butondo a insisté sur la nécessité de doter le pays d’une stratégie agricole robuste, capable de réduire la pression humaine sur les forêts, principale cause de la déforestation.

Dans son allocution, le ministre a salué l’appui des partenaires techniques et financiers, notamment FONARED et le PSFD, soulignant que ce programme s’inscrit pleinement dans la vision du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui place l’agriculture au cœur de la lutte contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire.

Deux axes stratégiques pour inverser la tendance
Pour freiner durablement la déforestation, Muhindo Nzangi a décliné deux priorités majeures :
1. L’intensification de la culture des produits pérennes tels que le café, le cacao et le palmier à huile. Cette approche vise à stabiliser les productions agricoles, réduire l’abandon des champs et limiter les conflits ruraux, notamment les vols et l’insécurité.
2. La promotion massive de l’utilisation des fertilisants, afin d’améliorer les rendements agricoles et mettre fin à l’agriculture itinérante sur brûlis, identifiée comme l’une des principales causes de la déforestation en RDC.
Selon le ministre, chaque agriculteur rural devrait intégrer les cultures pérennes dans ses pratiques afin d’assurer une production durable et respectueuse de l’environnement.

–Un plaidoyer pour un financement renforcé
Tout en saluant les 8 millions de dollars américains alloués au PSFD, le ministre d’État a estimé ce financement insuffisant face à l’ampleur des défis. Il a plaidé pour :une augmentation significative des ressources financières, des procédures de décaissement allégées, et l’installation d’unités locales de production d’engrais minéraux, notamment dans les zones forestières.

Des ambitions nationales à l’échelle de millions d’hectares
Alors que le PSFD prévoit la restauration de milliers d’hectares, le gouvernement congolais vise, lui, des millions d’hectares à restaurer sur les cinq prochaines années. Muhindo Nzangi a exhorté les parties prenantes à élever leur niveau d’engagement et à intégrer pleinement l’agriculture dans les politiques environnementales et climatiques
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Clôturant son intervention, le ministre d’État a officiellement lancé les travaux, rappelant que la lutte contre la déforestation se gagne dans les champs, autour des forêts, grâce à une agriculture pérenne, productive et soutenue par des politiques publiques fortes.
