
Malgré une forte médiatisation autour de la maximisation des recettes publiques, des assignations budgétaires présentées comme honorées, de réserves de change annoncées en hausse et d’un budget national qualifié d’exponentiel, la situation sur le terrain raconte une tout autre histoire.
À ce jour, les agents et fonctionnaires de l’État n’ont pas perçu leurs salaires en cette fin d’année. Plus grave encore, les 26 Assemblées provinciales, représentant près de 780 députés provinciaux, demeurent impayées depuis huit mois.
Dans le même temps, les rétrocessions financières dues aux 26 provinces, pourtant essentielles au fonctionnement des entités qui mobilisent les recettes, ne sont toujours pas effectives.
Pour l’élu du territoire de Beni, ce décalage entre les chiffres officiels et la réalité quotidienne relève d’une ironie cruelle. Pendant que les performances économiques sont brandies comme des succès, les Congolais passent les festivités sans être payés par l’État.
L’Honorable Alain Siwako appelle ainsi à une cohérence entre le discours économique et la priorité sociale, estimant que la crédibilité de l’action publique se mesure avant tout à sa capacité à honorer les engagements envers ceux qui font fonctionner l’État au quotidien.
