
La route Butembo–Manguredjipa, longue d’environ 100 kilomètres, est aujourd’hui dans un état de délabrement avancé, exposant les usagers à de graves dangers et paralysant les échanges économiques dans le secteur des Bapere. Bourbiers, menaces de coupure et tracasseries multiples transforment ce tronçon stratégique en véritable parcours du combattant.
La situation de la route Butembo–Manguredjipa ne cesse de se détériorer, suscitant une vive inquiétude parmi les usagers et les acteurs socio-économiques de la région. Plusieurs bourbiers se sont déjà formés sur différents tronçons, rendant la circulation extrêmement difficile, voire impossible à certains endroits.
Le point le plus critique se situe au niveau d’Itendi, juste à côté du centre de santé Mathétho, où une portion de la route menace sérieusement de se couper.
Selon des témoignages recueillis sur place, si aucune intervention urgente n’est menée, ce tronçon pourrait devenir totalement impraticable, isolant davantage Manguredjipa et ses environs.
Outre la dégradation avancée de la chaussée, les usagers dénoncent également de nombreuses tracasseries le long de cette route. Ces pratiques, combinées à l’état délabré de l’infrastructure, rendent le trajet particulièrement pénible.
À ce jour, il faut deux jours, voire plus, pour parcourir une distance estimée à seulement 100 kilomètres, une situation jugée inacceptable par les transporteurs.Pourtant, selon la société civile, l’attributaire chargé de l’entretien de cette route continuerait à percevoir quotidiennement des fonds, sans que des travaux visibles et durables ne soient exécutés. Une situation qui alimente la frustration et la colère des usagers. Les conséquences de cette impraticabilité sont lourdes : hausse vertigineuse des prix du transport, augmentation du coût des biens de première nécessité sur les marchés locaux, ralentissement des activités commerciales et appauvrissement progressif des populations déjà vulnérables.
Face à cette situation préoccupante, la société civile force vive du secteur des Bapere lance un appel pressant à l’autorité provinciale en charge des infrastructures. Elle exige une implication urgente afin de rappeler l’attributaire à ses responsabilités et d’engager sans délai des travaux d’entretien pour sauver cette route devenue un véritable danger pour les usagers.« Cette route est vitale pour la population. Son abandon met en péril la sécurité, l’économie locale et la dignité des usagers », a déclaré Samuel, président de la société civile force vive du secteur des Bapere.
