
Une opération de déguerpissement au quartier Mabakanga
Ce samedi 10 janvier, le bourgmestre de la commune de Ruwenzori, le commissaire supérieur Rémy Masashi, accompagné d’éléments de la Police nationale congolaise, a procédé à la destruction de plusieurs kiosques, cabines, étalages et buvettes installés de manière jugée illégale sur les voies publiques.
L’opération s’est déroulée principalement au quartier Mabakanga, communément appelé le Troc, une zone à forte concentration commerciale, mais également marquée par l’occupation anarchique des espaces publics.
Une mesure annoncée à l’avance, selon l’autorité communale
Selon le bourgmestre Rémy Masashi, cette action s’inscrit dans le cadre des directives reçues de la hiérarchie et n’a pas été menée de manière improvisée. Des annonces préalables avaient été faites pour permettre aux propriétaires concernés de démonter eux-mêmes leurs installations.« L’opération menée sur ordre de la hiérarchie était précédée par des annonces demandant aux propriétaires de s’exécuter eux-mêmes. Malheureusement, certains n’ont pas obéi. Ce matin, nous sommes en train de rendre propres les rues et avenues », a déclaré le bourgmestre.
L’autorité communale souligne que l’objectif principal est de désengorger les voies publiques, faciliter la circulation et améliorer l’assainissement urbain dans la commune.
Entre ordre urbain et réalités sociales
Si cette opération est justifiée par les autorités au nom de l’ordre public et de la salubrité, elle suscite néanmoins des inquiétudes parmi certains petits commerçants affectés.
Pour beaucoup d’entre eux, les kiosques et étalages détruits constituaient la principale source de revenus. Cette opération de déguerpissement s’inscrit dans la volonté des autorités communales de Ruwenzori de restaurer l’ordre urbain et l’assainissement des espaces publics.
Toutefois, elle relance le débat récurrent à Beni sur la gestion de l’économie informelle, dans une ville où de nombreux ménages dépendent du petit commerce pour survivre. Entre exigence d’ordre public et réalité sociale, les attentes restent fortes quant à des solutions durables et inclusives.
