
Un drame dans le quartier NtoniDans la soirée du jeudi 16 janvier 2026, aux environs de 19 heures, Monsieur Kasereka Emmanuel Manyoro, âgé de 55 ans, a été retrouvé sans vie à son domicile situé dans le quartier (bloc) Ntoni, aire de santé d’Aloya.
Originaire de Kithovo Mineur et de profession creuseur d’or, la victime vivait seule, séparée de son épouse et éloignée de ses douze enfants. Selon les premières informations recueillies, Monsieur Kasereka souffrait d’une maladie et ne bénéficiait d’aucune assistance à domicile. Son isolement prolongé et l’absence de prise en charge pourraient être à l’origine de son décès.

Une mort solitaire dans le quartier Mavwe
Moins de 48 heures plus tard, dans la nuit du vendredi 17 au samedi 18 janvier 2026, un second drame a été signalé dans le quartier (bloc) Mavwe, aire de santé de Lubena. Madame Kyakimwa Kitswa Kaithondya, âgée de 39 ans, a été retrouvée morte dans sa chambre. Mère de six enfants, dont quatre encore en vie, elle vivait également seule. Comme dans le premier cas, l’absence d’accompagnement durant sa maladie est évoquée comme une cause probable de cette disparition tragique.
Un appel urgent à la vigilance communautaire
Face à cette situation jugée alarmante, les forces vives de la société civile des villages Baswagha Lubena tirent la sonnette d’alarme. Elles appellent la population, les relais communautaires et les professionnels de santé à redoubler de vigilance, en renforçant la sensibilisation et les visites communautaires à domicile.
Les relais communautaires sont particulièrement invités à identifier les personnes malades, à s’assurer qu’elles sont entourées et à encourager leur évacuation rapide vers les structures sanitaires dès l’apparition des premiers symptômes.
La solidarité comme rempart contre les drames évitables
Au-delà des acteurs de santé, la société civile insiste sur la responsabilité collective. Chaque voisin, chaque voisine est appelé à jouer un rôle actif dans la surveillance communautaire.« Ne laissons pas la solitude et l’isolement devenir des causes silencieuses de décès évitables », martèlent les leaders communautaires.
Dans un contexte de fragilité sociale et sanitaire, la vigilance mutuelle demeure une arme essentielle pour prévenir de nouvelles tragédies au sein des villages Baswagha Lubena, groupement Baswagha-Madiwe, en territoire de Beni.
