
Une affluence record et une soif d’apprentissage visible
Dès les premières heures, l’église adventiste du 7ᵉ jour de Bel Air n’a pas pu contenir la foule venue nombreuse des communes de Beu et de Ruwenzori. La salle, rapidement saturée, a contraint les organisateurs à installer des baffles supplémentaires à l’extérieur afin de permettre aux participants restés dehors de suivre les enseignements.
Hommes, femmes, jeunes et chefs de ménages ont répondu massivement à l’appel, traduisant l’intérêt croissant de la population pour un élevage des poules locales désormais perçu comme une réponse concrète aux défis économiques et alimentaires des ménages.
Maladies aviaires et alimentation à moindre coût au cœur de la formation
Pour cette journée, le formateur kenyan Denis Chrispus Bulali a orienté les enseignements sur des thématiques pratiques et sensibles, notamment la prévention et la gestion des maladies aviaires, ainsi que la production d’aliments pour poules à moindre coût à partir des ressources localement disponibles.Les participants ont été largement outillés sur l’hygiène du poulailler, la reconnaissance précoce des maladies, les mesures de prévention, mais aussi sur la fabrication d’aliments équilibrés, économiques et adaptés aux réalités locales. Une approche qui permet de réduire les coûts de production tout en améliorant le rendement.

La formation a également insisté sur la bonne sélection des premières poules, la gestion rigoureuse des poussins, la maîtrise du cycle de ponte et la valorisation des fientes comme engrais organique pour l’agriculture. La méthode du learning by doing a dominé, rendant les échanges concrets, interactifs et directement applicables sur le terrain.
Arsène Mwaka : une étape pilote et un hommage appuyé
Au cours de son intervention devant la presse à la clôture de cette formation, le professeur Arsène Mwaka a exprimé un sentiment de grande satisfaction, qualifiant cette initiative d’étape pilote porteuse d’espoir pour la ville de Beni.
Le député national a tenu à rendre un hommage appuyé au vétérinaire de la ville d’heureuse mémoire, Papa Kalyoto, résident du quartier Mupanda, qu’il a présenté comme l’initiateur de ce système d’élevage qui a profondément amélioré la vie de nombreux ménages. Se considérant comme un simple continuateur, Arsène Mwaka a salué l’héritage laissé par cet homme visionnaire.
Il a également remercié vivement les participants pour l’attention particulière et l’engagement manifestés à travers ces formations organisées dans les quatre communes de Beni.« Sur plus de 2 000 personnes déjà formées, si au moins 200 s’engagent réellement dans la production, ce sera déjà une grande victoire », s’est-il réjoui.
Cap sur les vaches et les chèvres laitières
Dans la continuité de ce programme agro-pastoral structuré, le député national a annoncé les prochaines étapes. La formation sur les vaches laitières est prévue pour ce mercredi, tandis que celle consacrée aux chèvres laitières se tiendra ce jeudi, élargissant ainsi le champ des opportunités économiques pour les participants.
Bientôt la restitution du député national
Toujours selon le professeur Arsène Mwaka, après cette série de formations, il entamera la restitution de ses actions en tant que député national élu de Beni-Ville, une démarche attendue par la population. Cette restitution interviendra après le 25 janvier courant.« À ceux qui attendent de moi des réponses sur les questions sécuritaires, économiques et autres préoccupations majeures, je dis : j’arrive très bientôt », a-t-il rassuré.
L’indépendance alimentaire comme priorité
En conclusion, le député national a réaffirmé que la lutte pour l’indépendance alimentaire demeure la priorité absolue. Pour lui, c’est par des actions concrètes, des formations pratiques et l’appropriation locale du savoir que Beni pourra bâtir une économie résiliente et durable.
À Bel Air, l’espoir a pris corps, porté par la connaissance, la mobilisation populaire et une vision clairement assumée.
