
Selon les témoignages et rapports de la société civile locale, plus de seize personnes avaient perdu la vie, parmi lesquelles une dizaine d’enfants mineurs, pour la plupart noyés dans la rivière Loulou alors qu’ils tentaient de fuir les tirs nourris. D’autres civils avaient été atteints par balles, tandis que plusieurs enfants restaient portés disparus dans la confusion générale.
Un drame aux conséquences humaines lourdes
Les faits remontent au début du mois de février 2025, lorsque des échanges de tirs avaient éclaté à Mabalako Kamahume, semant la panique au sein d’une population majoritairement composée de déplacés internes et de familles d’accueil. Pris de peur, de nombreux habitants avaient fui dans toutes les directions, certains tentant de traverser la rivière en crue, avec les conséquences dramatiques que l’on connaît.
Au-delà des pertes en vies humaines, cet épisode avait entraîné un déplacement massif des habitants, la paralysie des activités socio-économiques et un traumatisme durable au sein de la communauté, notamment chez les enfants.
Un mémorial marqué par le silence et la peur
Contrairement aux attentes, aucune activité officielle de commémoration n’a été organisée pour ce premier anniversaire du drame. La société civile de Madiwe évoque un climat de psychose et d’insécurité persistante, alimenté par des menaces attribuées à des groupes armés encore actifs dans les environs.
Dans ce contexte tendu, le souvenir des victimes a été honoré de manière symbolique : une bougie allumée, en mémoire de ces vies fauchées trop tôt, comme un geste discret mais lourd de sens.
Un appel à la paix et à la justice
Un an après, la douleur reste vive. Les familles endeuillées continuent de réclamer la vérité, la justice et des garanties sécuritaires afin que de tels événements ne se reproduisent plus. La société civile locale insiste sur la nécessité du rétablissement effectif de l’autorité de l’État, du désarmement des groupes armés et de la protection des populations civiles.
À Mabalako Kamahume, le temps n’a pas effacé les blessures. Il n’a fait que rappeler l’urgence d’une paix durable, pour que la mémoire des victimes ne soit pas seulement un souvenir douloureux, mais aussi un engagement collectif à dire « plus jamais ça ».
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