
Depuis le lancement de la grande saison, les acteurs du secteur cacaoyer peinent à comprendre la situation : les arbres portent très peu de cabosses, contrairement aux années précédentes, et les prix du cacao continuent de plonger sur le marché local.
Selon plusieurs experts interrogés, plusieurs facteurs expliquent cette contre-performance inquiétante : La problématique de la traçabilité, qui fragilise la crédibilité du cacao congolais sur les marchés extérieurs ;Le manque d’accompagnement solide du gouvernement, notamment sur la qualité, la certification et l’encadrement technique ;La persistance du phénomène dit “cacao de sang”, lié à l’insécurité dans certaines zones productrices ; La recherche effrénée du profit rapide, qui pousse de nombreux producteurs à négliger le processus de fermentation, essentiel pour obtenir un cacao de grande qualité.Résultat : le “vrai cacao” — bien fermenté, bien séché, valorisable sur les marchés internationaux, devient rare, au profit d’un produit mal préparé qui fait chuter les prix et fragilise la réputation de la filière.
Un signal d’alarme pour les cultivateurs, les coopératives et les décideurs, au moment où le cacao reste l’un des produits agricoles stratégiques du Grand Nord.
