
Une attaque meurtrière de plus sur l’axe Manguredjipa–NjiapandaDans la nuit du 7 au 8 janvier 2026, une attaque sanglante a été perpétrée par des présumés combattants ADF NALU sur la route Manguredjipa–Njiapanda, à proximité de la rivière Bulonge.
Selon l’Association des étudiants ressortissants de Manguredjipa, le bilan provisoire fait état de deux personnes tuées, de plusieurs autres portées disparues et de six motos incendiées.
Cette nouvelle tragédie s’inscrit dans une série de massacres répétitifs qui endeuillent le secteur de Bapere depuis plusieurs mois, dans une indifférence qui révolte les communautés locales.
Une condamnation ferme et un cri d’alarme
Dans sa déclaration, l’association estudiantine condamne fermement cette attaque qu’elle qualifie d’acte barbare visant une population civile innocente. Elle appelle les autorités compétentes à prendre enfin la menace des ADF avec le sérieux qu’exige la gravité de la situation.
Pour ces étudiants, les déclarations officielles ne suffisent plus. Ils exigent des actions concrètes, visibles et efficaces pour mettre fin à l’insécurité persistante qui gangrène le territoire de Lubero et particulièrement la région de Manguredjipa.
Un appel pressant au gouvernement congolais
L’Association des étudiants ressortissants de Manguredjipa interpelle directement le gouvernement congolais. Elle demande que les Forces armées de la République démocratique du Congo soient dotées de moyens technologiques modernes, notamment des drones capables de détecter et de localiser les positions des combattants ADF dans leurs zones de repli.
Les étudiants s’interrogent ouvertement sur l’inaction prolongée face à une menace pourtant bien identifiée. Ils dénoncent l’abandon d’une population livrée à elle-même et appellent les autorités à faire preuve de compassion envers des compatriotes qui sont aussi leurs électeurs.
La voix d’une jeunesse indignée
À travers cette prise de position, les étudiants ressortissants de Manguredjipa se font le porte-voix d’une population meurtrie, fatiguée de compter ses morts et de vivre dans la peur permanente.
Ils rappellent que la sécurité des citoyens est une obligation constitutionnelle de l’État et qu’aucune justification ne peut excuser la répétition de tels massacres. La paix à Manguredjipa, à Bapere et dans tout le territoire de Lubero demeure une urgence nationale.
