
La situation sécuritaire demeure alarmante dans le territoire de Lubero. Le village de Byambwe, situé à environ 62 kilomètres à l’ouest de la ville de Butembo, a été la cible d’une nouvelle incursion armée attribuée à des éléments présumés des Allied Democratic Forces (ADF).
Selon des sources locales, dès la soirée du lundi 12 janvier 2026, des rumeurs persistantes faisant état de la présence de personnes suspectes dans les environs de Kighumo ont commencé à circuler. Ces informations ont rapidement semé la panique parmi les habitants, contraignant plusieurs familles à passer la nuit dans une peur constante, voire à se déplacer vers le centre du village.
Des corps découverts dans la brousse
Au petit matin de ce mardi 13 janvier 2026, la population a fait une macabre découverte : quatre corps sans vie, appartenant à des hommes âgés de 35 à 60 ans, ont été retrouvés dans une zone agricole dénommée Kasala, située à environ 2,5 à 3 kilomètres du village. Les victimes auraient été sauvagement décapitées, un mode opératoire souvent attribué aux ADF dans cette région.
La fouille de la zone se poursuit, et le bilan reste provisoire, redoutant la découverte d’autres victimes. La psychose est intense à Byambwe, où plusieurs habitants commencent à fuir vers des zones jugées plus sûres.
Une population déjà traumatisée
Ce nouvel épisode meurtrier ravive de douloureux souvenirs au sein de la communauté locale.
Pour rappel, les 14 et 15 novembre 2025, Byambwe avait déjà été le théâtre d’un massacre de grande ampleur ayant coûté la vie à 27 civils, parmi lesquels figuraient des patients du centre de santé local.
Depuis ces événements, le village ne compterait plus qu’environ 40 % de sa population initiale, malgré la présence des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans la zone. Cette situation alimente le sentiment d’insécurité et d’abandon exprimé par les habitants.
Appel à une action renforcée
Face à cette recrudescence des violences, la population locale appelle les autorités compétentes à renforcer les dispositifs de sécurité, à intensifier les patrouilles et à rassurer les civils, pris au piège d’une insécurité persistante.
En attendant, la vie reste paralysée à Byambwe, où la peur dicte désormais le quotidien d’une population déjà éprouvée par des années de violences armées.
