
Beni-Ville, 16 janvier – Une foule impressionnante à l’église CECA 20 Mabakou
Ce vendredi 16 janvier, la commune de Bungulu, dans la ville de Beni, a vibré au rythme d’une formation spéciale sur l’élevage amélioré des poules locales. Organisée sous l’égide du député national élu de Beni-Ville, le professeur Arsène Mwaka, et animée par l’expert kenyan Denis Chrispus Bulali, la séance inaugurale a rempli à ras bord l’église CECA 20 Mabakou.
Des centaines de participants, venus des des communes MULEKERA et BUNGULU , ont assisté à cette initiative prometteuse, axée sur une production accrue, une alimentation low-cost et des solutions simples contre les maladies aviaires.
Des outils concrets pour un élevage rentable et résilient Dès le lancement, les participants ont été immergés dans des thématiques essentielles. Au menu : la sélection rigoureuse des poules pour obtenir des races commerciales, charnues, pondeuses et productrices d’engrais naturels de qualité.
Le formateur a insisté sur l’importance d’une alimentation équilibrée, riche en calcium, et des vaccins adaptés aux poussins pour les fortifier contre les épidémies courantes. Des jeux interactifs de questions-réponses ont ponctué la journée, rendant la séance dynamique et mémorable.
La vision ambitieuse du professeur Arsène MWAKA
Prenant la parole, l’organisateur en chef, le professeur Arsène Mwaka , figure respectée pour son parcours académique et son dévouement à Beni , a appelé à une appropriation totale des savoirs acquis. « La ville de Beni doit devenir, à l’horizon 2032, le grenier des poules locales », a-t-il déclaré avec conviction.
Face à la dépendance actuelle aux œufs importés, il plaide pour une production massive capable d’exporter vers les pays voisins. « Leçon numéro un : la meilleure formation commence après la formation », a-t-il martelé, en soulignant l’importance de la pratique. Objectif concret lancé aux participants : intégrer au moins 5 poules et un coq par ménage. Avec ces techniques, Beni ne sera plus synonyme de « shikwange » (une adresse qui disparaît petit à petit), mais des poules de races locales performantes comme le poulet 2G ou Goliath, déjà plébiscitées en Afrique.
Bénéfices multiples pour une population résiliente Le député a multiplié les arguments en faveur de cet élevage domestique : viande abondante, revenus stables via la vente d’œufs (très rentables en ces temps de rareté), et engrais gratuits pour l’agriculture. « Mabakou doit être le cœur de cette révolution », a-t-il lancé, citant des exemples d’autres nations africaines qui ont su valoriser cette filière.
Dans un contexte où Beni porte encore les stigmates de la guerre, Arsène Mwaka appelle à l’unité : « Beni Tulamuke, Beni Tufuge ! Investissons dans l’élevage des poules locales pour améliorer nos conditions de vie. » Une invitation à l’autosuffisance qui résonne fort auprès d’une population en quête de relance économique.
Cette première séance n’est que le début d’une série de formations. Avec un tel engagement, le professeur Arsène Mwaka démontre que le leadership politique peut rimer avec impact concret sur le terrain, prouvant le niveau d’excellence des initiatives locales à Beni-Ville.
Notons que la séance pour les communes de MULEKERA et BUNGULU prend fin ce samedi 17 janvier, toujours dans la salle CECA 20 MABAKOU.

C’est génial !