
Une réélection officiellement proclamée
La Commission électorale ougandaise a proclamé, ce samedi 17 janvier 2026, la réélection du président sortant Yoweri Museveni pour un septième mandat présidentiel. Selon les résultats rendus publics, le chef de l’État a largement devancé ses challengers en recueillant 71,65 % des voix, confirmant sa longévité politique exceptionnelle sur la scène ougandaise.
Cette victoire consolide la position de Museveni comme l’un des dirigeants africains ayant exercé le pouvoir le plus longtemps, près de quatre décennies après son accession à la magistrature suprême.
Un scrutin marqué par de fortes tensions
Le processus électoral s’est déroulé dans un climat tendu, suscitant de nombreuses critiques. Des sources locales et plusieurs organisations de la société civile ont signalé une coupure nationale d’internet, des accusations de fraudes électorales et des violences liées au scrutin, ayant entraîné des pertes en vies humaines. Ces incidents ont renforcé les interrogations sur la transparence et la crédibilité du vote, tant au sein de l’opinion publique ougandaise que dans la communauté internationale.
L’opposition rejette les résultats
Principal opposant du président sortant, le chanteur et leader politique Bobi Wine a vivement contesté la réélection de Yoweri Museveni. Il a qualifié le scrutin de « mascarade électorale », affirmant que les conditions n’étaient pas réunies pour une compétition équitable. Bobi Wine a également déclaré avoir été soumis à des restrictions sévères, notamment une assignation à résidence temporaire après le vote, ainsi que des pressions exercées sur ses partisans.
Arrivé au pouvoir en 1986, Yoweri Museveni entame un nouveau quinquennat dans un pays profondément divisé. Si ses partisans mettent en avant la stabilité politique et la continuité de l’État, ses détracteurs dénoncent un resserrement de l’espace démocratique et une longévité jugée excessive. Les prochaines années seront décisives pour l’Ouganda, confronté à des défis majeurs liés à la gouvernance, aux libertés publiques et à la cohésion nationale, dans un contexte politique hautement polarisé.
