
Depuis le lundi 19 jusqu’au mercredi 21 janvier 2026, les villages de Vurondo, Kasesa-Ndondi, Kivira, Kyondo-Kitumbu et Butuhe, tous situés dans le groupement Malio en chefferie des Bashu (territoire de Beni), enregistrent un afflux important de populations déplacées.
Selon des estimations provisoires, plus de 500 ménages auraient déjà trouvé refuge dans ces villages en l’espace de trois jours. Un chiffre appelé à évoluer, le mouvement de déplacement se poursuivant jour après jour. Ces déplacés internes proviennent principalement du groupement Mwenye, en chefferie des Baswagha, territoire de Lubero, où sévit actuellement une insécurité persistante attribuée aux rebelles ADF/NALU. Plusieurs entités de ce groupement, notamment Mavwe-Mavwe, seraient touchées par des atrocités ayant contraint les populations à abandonner précipitamment leurs foyers.
Accueillis pour la plupart au sein de familles hôtes, ces déplacés vivent dans des conditions de grande précarité. La conjoncture économique difficile rend l’élan de solidarité communautaire de plus en plus éprouvant, d’où la nécessité urgente d’un appui humanitaire en vivres, abris, soins de santé et articles de première nécessité.
Face à cette situation, la Société civile forces vives de la RDC, noyau de la chefferie des Bashu à travers son président MAOMBI KAHONGOYA, lance un appel à la solidarité envers les familles déplacées, tout en insistant sur la vigilance sécuritaire. Elle exhorte les communautés d’accueil à enregistrer systématiquement les déplacés auprès des chefs des entités, afin de prévenir toute tentative d’infiltration ennemie profitant de ces mouvements de population.
Par ailleurs, la société civile interpelle le Gouvernement congolais et les services de sécurité à rétablir durablement la paix dans les zones affectées du territoire de Lubero, condition indispensable pour permettre le retour sécurisé des populations déplacées.
