
Une coupure d’électricité qui perturbe la vie locale
La journée du 8 mars 2026, marquant la Journée internationale des droits des femmes, n’a pas été festive pour de nombreux habitants de Cantine. Une coupure d’électricité a plongé l’agglomération dans le noir durant toute la journée.
Dans cette zone, l’électricité est principalement fournie par des producteurs d’énergie locaux, communément appelés « Ki Groupé », qui utilisent des groupes électrogènes fonctionnant au carburant. Or, la récente flambée des prix du carburant a rendu difficile la poursuite de leurs activités.
Selon plusieurs sources locales, les gestionnaires de ces installations n’ont pas été en mesure de maintenir la fourniture du courant, les consommateurs étant également incapables de suivre la hausse des coûts imposée par l’augmentation du carburant.
Une pénurie aggravée par la peur des pertes
La situation est davantage compliquée par les difficultés d’approvisionnement. Plusieurs vendeurs de carburant hésitent à constituer des stocks, craignant de subir des pertes en raison de l’instabilité des prix.
À Cantine, le litre de carburant se négocie actuellement entre 6 000 et 7 000 francs congolais, une hausse qui pèse lourdement sur les activités économiques et les services essentiels dépendant de l’énergie.
La société civile interpelle les autorités
Face à cette crise, les forces vives de la société civile de Baswagha Lubena lancent un appel aux autorités compétentes afin d’identifier rapidement les causes de cette situation et d’y apporter des solutions durables.
Dans un contexte déjà marqué par l’insécurité et les multiples défis que traverse la province du Nord-Kivu, plusieurs habitants redoutent que cette flambée des prix et les difficultés d’accès à l’énergie ne viennent aggraver davantage leurs conditions de vie.
