
Lors de cette cérémonie organisée dans la ville frontalière de Zongo, le ministre d’État a souligné que cette initiative s’inscrit pleinement dans la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui prône la valorisation du potentiel agricole du pays afin de faire de l’agriculture un véritable moteur du développement économique.
Pour Muhindo Nzangi Butondo, cette démarche répond à la philosophie de la « revanche du sol sur le sous-sol », un concept qui vise à encourager l’exploitation des vastes ressources agricoles dont regorge la République démocratique du Congo, afin de créer des richesses durables au profit des populations, particulièrement celles vivant en milieu rural.
Le ministre a rappelé que la province du Sud-Ubangi possède d’importantes potentialités dans la production des cultures pérennes, notamment le café, le cacao, le caoutchouc et le palmier à huile. Cependant, il a déploré l’abandon de nombreuses plantations dans certains territoires de la province, en particulier à Budjala et Kungu, une situation qui freine l’essor agricole de cette région.
Selon lui, la remise en place de circuits commerciaux structurés, combinée à l’arrivée d’opérateurs économiques capables d’investir dans la filière agricole, pourrait redonner un nouveau souffle à la production locale et encourager les agriculteurs à relancer leurs plantations.La veille, à Gemena, chef-lieu de la province, le ministre d’État avait déjà lancé une vaste campagne de promotion des cultures pérennes. Cette initiative prévoit notamment l’installation, dans chaque territoire, de pépinières communautaires capables de produire jusqu’à 250 000 plantules de café, de cacao et de palmier à huile.
L’objectif poursuivi par le gouvernement est clair : encourager chaque ménage rural à cultiver au moins quelques plants de ces produits d’exportation afin d’augmenter la production nationale et améliorer les revenus des agriculteurs.« Si toutes les provinces se mobilisent, la RDC peut redevenir un grand producteur mondial de cacao, devenir le premier producteur africain de café et renforcer sa production de palmier à huile », a affirmé le ministre.
Muhindo Nzangi Butondo a également insisté sur l’importance stratégique de l’ouverture de ce port de sortie à Zongo, surtout dans la perspective du projet de construction d’un important complexe portuaire envisagé entre Zongo et Bangui, en République centrafricaine.
Selon lui, les infrastructures frontalières ne doivent pas seulement servir au passage des personnes, mais aussi jouer un rôle clé dans l’exportation des matières premières agricoles produites dans l’arrière-pays congolais.
Avant de clôturer son intervention, le ministre d’État a exhorté les autorités provinciales à lutter contre les tracasseries administratives susceptibles de décourager les investisseurs et les opérateurs économiques. Il a par ailleurs rassuré que des discussions seront engagées afin de garantir une meilleure redistribution des recettes fiscales générées par les exportations agricoles.
