
Tshisekedi privilégie le règlement des différends en interneLe président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo aurait adressé un message de fermeté aux membres de sa famille politique réunis au sein de l’Union sacrée de la nation, le samedi 24 octobre 2026.
Dans une publication diffusée sur le réseau social X ce dimanche 25 octobre, le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala rapporte que le chef de l’État a jugé inacceptable que des membres de la majorité présidentielle s’attaquent publiquement les uns aux autres. Sans citer directement le ministre d’État en charge de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi Butondo, le président aurait ainsi invité les élus de sa coalition à privilégier le règlement interne de leurs différends.
Selon les informations rapportées par le journaliste, Félix Tshisekedi aurait indiqué que les membres de l’Union sacrée disposant de griefs fondés pouvaient les lui soumettre afin qu’il puisse trancher, plutôt que de transformer leurs désaccords en confrontations publiques. Cette position traduit, selon le compte rendu de la rencontre, une volonté de préserver la cohésion de la majorité présidentielle dans un contexte politique marqué par plusieurs tensions.
Une mise au point sur fond de controverse autour de Muhindo Nzangi
Cette déclaration intervient alors que le ministre d’État Muhindo Nzangi Butondo fait face à une motion de défiance initiée par la députée nationale Hermione Bolumbe Bakando. À l’origine de cette démarche parlementaire se trouvent des interrogations relatives à la gestion du Projet d’entrepreneuriat des jeunes dans l’agriculture et l’agro-business (PEJAB), financé par la Banque africaine de développement à hauteur d’environ 57 millions de dollars américains. Le ministre a défendu sa gestion devant l’Assemblée nationale, en apportant des explications sur l’exécution du projet, les financements accordés aux jeunes entrepreneurs et les difficultés rencontrées au cours des années précédentes.
La députée initiatrice de la démarche estime, pour sa part, que les réponses apportées ne suffisent pas à dissiper ses préoccupations. C’est dans ce climat de désaccords politiques que l’appel attribué à Félix Tshisekedi prend une résonance particulière. Toutefois, dans sa publication, Stanis Bujakera précise que le président n’a pas directement cité Muhindo Nzangi.Il convient donc de ne pas présenter cette mise au point comme une prise de position officielle du chef de l’État en faveur du ministre ou contre la députée.
L’Union sacrée face au défi de la cohésion
Au-delà du dossier PEJAB, le message rapporté pose la question de la gestion des divergences au sein de la coalition au pouvoir. L’Union sacrée rassemble plusieurs formations politiques et personnalités dont les intérêts et les sensibilités ne coïncident pas toujours. La coexistence de ces différentes forces exige des mécanismes de concertation capables d’éviter que les désaccords internes ne se transforment en crises publiques.
En privilégiant le dialogue interne, le président entendrait rappeler à ses partenaires politiques la nécessité de préserver un cadre commun de discussion. Cependant, le règlement interne des différends et le contrôle parlementaire ne relèvent pas nécessairement du même mécanisme. Lorsqu’une question concerne la gestion des fonds publics, les députés disposent de prérogatives de contrôle qu’ils peuvent exercer conformément aux règles parlementaires. L’enjeu consiste donc à préserver la cohésion politique sans remettre en cause le rôle des institutions dans l’examen des questions d’intérêt public.
Une information rapportée par Stanis Bujakera
Dans sa publication du 25 octobre 2026, Stanis Bujakera Tshiamala rapporte les propos attribués à Félix Tshisekedi à l’issue d’une rencontre avec les membres de l’Union sacrée. Le journaliste précise que le président n’a pas directement nommé Muhindo Nzangi lorsqu’il a évoqué les attaques publiques entre membres de la majorité. En l’absence d’un communiqué officiel détaillant cette intervention, les propos attribués au chef de l’État doivent être présentés comme des informations rapportées par le journaliste. Cette précision est importante pour distinguer le contenu de la publication journalistique d’une déclaration officielle de la Présidence de la République.
La cohésion politique à l’épreuve des responsabilités publiques
Le message attribué à Félix Tshisekedi intervient à un moment où la majorité présidentielle est confrontée à une controverse qui dépasse le seul cadre des relations entre ses membres. L’affaire du PEJAB soulève des questions sur la gestion d’un financement public destiné à soutenir l’entrepreneuriat agricole des jeunes. Elle appelle des réponses documentées, un examen des pièces justificatives et une clarification des responsabilités éventuelles sur les différentes périodes d’exécution du projet.
Dans ce contexte, la recherche de cohésion au sein de l’Union sacrée pourrait contribuer à apaiser les tensions politiques. Elle ne saurait toutefois se substituer à l’examen des faits ni aux procédures institutionnelles prévues pour contrôler l’action gouvernementale. Entre discipline de la majorité, dialogue interne et exigence de redevabilité, l’Union sacrée se retrouve face à un défi majeur : préserver sa cohésion tout en laissant les institutions exercer pleinement leurs responsabilités.
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