
Selon l’élu provincial, cette taxe est perçue aux quatre principales barrières d’accès à la ville de Beni, sous prétexte d’une opération d’identification des motos. Alain Siwako estime que cette mesure constitue une charge financière injustifiée, imposée sans base légale claire, et assimilable à une forme de tracasserie administrative.
Dans une déclaration ferme adressée aux motards, l’honorable Siwako a lancé un message sans équivoque :« Chers motards, ne payez pas ces 20 000 francs », a-t-il martelé, appelant les conducteurs à la vigilance et à la résistance pacifique face à ce qu’il qualifie d’abus d’autorité.
Le député provincial souligne que cette taxe touche particulièrement les habitants des territoires de Beni, Mambasa, Irumu et Lubero, contraints de traverser la ville de Beni pour leurs activités quotidiennes, commerciales ou sociales. Pour ces populations déjà éprouvées par l’insécurité et les difficultés économiques, cette nouvelle charge représente un fardeau supplémentaire.
Face à cette situation, Alain Siwako a saisi le gouverneur de la province du Nord-Kivu, Somo Kakule Évariste, afin d’obtenir son implication directe pour mettre un terme à cette pratique. Il appelle l’autorité provinciale à rétablir l’ordre administratif et à veiller au respect des textes légaux en matière de taxation urbaine.
Pour l’élu du peuple, la lutte contre la tracasserie demeure un combat permanent qui nécessite une action concertée entre les autorités provinciales, urbaines et les représentants de la population. Il insiste sur la nécessité de protéger les citoyens, en particulier les petits opérateurs économiques, contre les prélèvements abusifs qui freinent la mobilité et le développement local.
Cette sortie médiatique de l’honorable Alain Siwako relance ainsi le débat sur la gouvernance locale à Beni, et met en lumière l’urgence de réformes administratives visant à assainir les pratiques fiscales au bénéfice de la population.
