
Le secrétaire du CLP Mabalako et président de la société civile forces vives de la localité Baswagha-Lubena, Tchetche Aliamini Nassor, fait l’objet d’un mandat d’amener émanant de l’Auditorat supérieur militaire de Beni.
Cette mesure judiciaire concerne également d’autres présidents d’associations locales ainsi que des représentants de la Fédération des entreprises du Congo (FEC).
Selon des sources proches du dossier, ces acteurs de la société civile seraient poursuivis pour association de malfaiteurs, après avoir manqué à trois convocations successives.
Toutefois, les personnes concernées expliquent que les dates des comparutions coïncidaient avec des activités communautaires jugées prioritaires, notamment le dialogue social VDP tenu à Cantine ainsi que l’arrivée de l’ATA dans la même agglomération, des événements nécessitant leur présence.
Dans l’opinion locale, ce dossier est perçu comme une suite directe aux mouvements de protestation organisés vers la fin de l’année 2025 à Cantine. Durant trois journées sans activités, la population et les forces vives avaient dénoncé une tracasserie fiscale persistante, marquée par la multiplicité des services de contrôle et de perception des taxes auprès des opérateurs économiques.
Les forces vives du groupement Baswagha-Madiwe estiment que ces poursuites judiciaires risquent de fragiliser le climat de confiance entre la population civile et les institutions de l’État.
Elles appellent à la mobilisation et au soutien à tous les niveaux pour accompagner les collègues incriminés, tout en sollicitant la sagesse des autorités compétentes afin de privilégier le dialogue.« Il est important de préserver le partenariat entre les citoyens et l’État, surtout dans un contexte sécuritaire et socio-économique déjà fragile », plaident les leaders communautaires, qui redoutent une escalade de tensions si la situation n’est pas gérée avec discernement.
